Zombie Duck

Ava Citron

Yop bande de cakes au thé ! Quoi de neuf depuis notre dernière pyjama-party ? Quoi ? Comment ça, « C’est qui ce boulet ? » ? Vous m’avez déjà oublié ? Je sais que ça fait 3 mois (enfin, pas tout à fait puisque Dji veut même pas reculer la sortie d’un jour pour mon amour des chiffres ronds), mais c’est quand même un peu rapide non, vous ne trouvez pas ?

En plus, ce n’est pas comme si je vous avais abandonné de mon plein gré, je n’ai pas trop eu le choix, il m’est arrivé de ces trucs en 3 mois, vous n’imaginez même pas !

Figurez-vous que je me baladais paisiblement dans les rues d’Hollywood, Emma Watson à un bras et son sac Gucci à 50 lingots à l’autre (d’ailleurs, si elle vous demande où il est passé, dites-lui simplement qu’elle a dû le perdre…), bref, le train-train quotidien. Et là, tout à coup, une jeune femme se rue sur moi à toute vitesse, je la vois, mais convaincu qu’elle aurait la décence de ralentir sa course, je me retourne vers Emma. Mon épaule se souvient encore du choc, et une seconde plus tard, me voilà avec cette inconnue dans un roulé-boulé d’une rare violence. Trop habitué à ce genre de témoignage d’affection pour m’en étonner réellement, je m’apprête néanmoins à la gratifier d’une salutation bien épicée quand… ah… j’aurais dû me méfier en apercevant son moignon sanguinolent et sa mâchoire pendante avant qu’elle ne se jette sur moi…

Je ne sais pas si c’est la sensation des dents qui entamaient allègrement ma cuisse avec la douceur d’un rhinocéros (d’Afrique) en rut qui s’en va contenter sa congénère, ou le cri d’effroi d’Emma, « Oh my God, my Gucci (sans doute avait-elle mal compris mon prénom) ! », qui m’a arraché un hurlement de stupeur. Puis la stupeur s’est muée en douleur, et la douleur en peur. Celle-ci, si elle ne m’a malheureusement pas donné d’aile, m’a au moins fourni la force de repousser mon adversaire qui reste alors figée, le bras ballant et l’œil hagard.
Je m’écarte, serrant la main qui tient le sac contre ma blessure, et fouillant de l’autre ma poche à la recherche de mon téléphone, d’une part pour contacter mon médecin personnel, un boiteux dont le caractère insupportable n’a d’égal que ses compétences, mais également pour demander l’assistance d’un de mes amis, un brigadier-chef du nom de Marcel Patulacci qui se ferait à n’en pas douter fait la joie d’appréhender cette folle, en accord avec la tâche morale qui lui décombe…

Quoi ? Oui Emma gardait un téléphone dans son sac, pourquoi ? Pardon ? Plus rapide que fouiller dans ma poche, tu dis ? Dis donc, t’as déjà ouvert le sac de ta copine ? Hein ? Mais je m’en fous moi, d’une amie alors, de ta mère, d’une fille quoi ! Ah TU ES une fille ? Mes excuses, je n’avais pas vu… Mais qu’est-ce que tu en sais alors, t’as certainement jamais rien mis d’autre dans ta poche qu’un paquet de mouchoirs ! Bref, de toute manière, c’est fait, alors ferme-la ou je t’envoie rejoindre ton copain le binoclard du fond ! Ah bon, t’as pas envie parce que t’aimes pas l’hôpital ? Ben ta gueule alors !

Bref, je sors mon portable, mais les lignes apparemment surchargées m’empêchent de contacter qui que ce soit (enfin, j’ai bien eu Marcel, mais comme il était 17h04, il a raccroché…).

La panique s’estompant peu à peu, je réalise que je lutte inconsciemment pour conserver pressé contre ma jambe mon bras qu’une force extérieure tente visiblement désespérément d’arracher. Je relève les yeux et fais face à une Emma courbée en arrière, tirant sur la lanière de son sac à s’en faire blanchir les jointures :
« My Gucci ! Quick ! Give me my Precious back ! ».

Ce n’est qu’à cet instant que je perçois le chaos ambiant, et encore une fois grâce à elle… Ah, Emma… toujours le mot qu’il faut au bon moment… Bref, je reprends conscience de mon environnement, mais ce qui m’entoure me laisse pétrifié quelques secondes. Les passants succombaient un à un face à l’arrivée massive de gros canards enragés, puis se relevaient peu après, venant au soutien de leurs bourreaux, le tout au milieu d’une « clamor » (ouais nan, laissez tomber, celle-là vous pourrez pas la comprendre si vous squattez pas le mardi soir) assourdissante.

Ignorant la douleur, je me relève d’un bond, puis après un moment d’hésitation, je prends ma dulcinée par la main et me mets à courir en direction de notre hôtel : on ne sait jamais, elle pourrait se révéler utile pour occuper les envahisseurs au moment critique.
Jamais je n’ai couru aussi vite, aussi désespérément que ce jour-là. Balayant les palmipèdes à plumes par douzaines sur mon chemin à l’aide de ma fidèle truite de poche (mais pas dans la même poche que le portable hein, ça salit sinon), nous atteignons enfin notre hôtel, où l’on nous laisse entrer, ayant établi que seuls les canards étaient contaminants, et non leurs serviteurs cadavériques. Puis, enfin, le 64ème étage et notre suite. Enfin un repos bien mérité. Mais qu’est-ce que c’était que ce bordel ?! Et d’où sortent ces phoquing canards ?!

Pendant qu’Emma court mettre son sac à l’abri et se remaquiller, je profite de cet instant de répit pour panser ma blessure et me reposer.
Ayant terminé son œuvre, Emma décide d’attaquer sa manucure devant Glee, mais fort heureusement, première bonne nouvelle de la journée, Dieu eut pitié de moi. Au lieu d’une série insipide, ce sont des images des rues du monde entier qui nous attendaient à l’écran : New York, Paris, Londres, Berlin, Guérêt, Rio… une invasion à l’échelle de la planète. Des multitudes de lieux différents, mais un mot dans toutes les phrases, un mot dans toutes les bouches : zombies. Le cauchemar avait surgi des livres d’horreur et était maintenant beaucoup moins alléchant.

Un cri de fillette retint mon attention dans le couloir. J’ouvre la porte, elle était là, courant dans ma direction, une horde de canards aux trousses, la bave au bec. J’essaye de la sauver mais… cette scène revient encore hanter mes nuits aujourd’hui, comme si je revivais chaque seconde au ralenti, chaque image… le monstre jaune qui lui attrape la jambe et la fait trébucher… ma truite qui déloge quelques adversaires, mais c’était déjà trop tard pour elle… mais surtout, cette créature géante, une gousse d’ail au cou, qui semblait diriger les troupes… Il m’arrache ma truite d’un geste sec… Je saisis le sac d’Emma en guise de nouvelle arme… puis le choc. Je sens mon dos traverser la vitre, je vois Emma sauter après moi pour sauver son sac, puis… 3 mots qui résonnent dans ma tête pendant que je chute dans le vide :
I AM GARLIC-DUCK !!!

Puis le noir.

Vous comprenez sans doute mieux ces trois mois d’absence maintenant. Pourtant ce n’était pas fini, mais ce récit est trop éprouvant pour le continuer sans pause.
Soulagez plutôt votre curiosité avec ces quelques chapitres, spécialement cuisinés pour vous !


Girl’s The Wild’s 13LEL
Girl’s The Wild’s 14LEL
Over Steam 49LEL
Over Steam 50LEL
Over Steam 51LEL
Over Steam 52LEL
Over Steam 53LEL
City Of The Dead Sorcerer 3LEL
City Of The Dead Sorcerer 4LEL
Layers 20LEL

Et au passage, n’oubliez pas d’aller sur le site de l’éditeur d’origine si vous ne voulez pas que les séries connaissent une fin anticipée comme trop avant eux.



« Pff, mais quel boulet ! Je lui avais juste demandé une news et une pub pour la super-sortie de demain de la O’webtoon, il a raconté des conneries et il a même pas fait de pub ! Nan mais qu’est-ce qu’on attend pour le virer ce con !? »
/Irinalo slaps Djidane in the face with a giant kraken.
« Demain ?! Mais t’es pas bien toi ?! Tu crois que je vais tout checker d’ici-demain ?! Dans le courant de la semaine, passe encore, mais demain… Pas étonnant qu’Enmya soit venu chez nous ! »

Bon allez, la suite… un jour… peut-être ^^
Tchao

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11 Responses

  1. Korials dit :

    Et après c’est moi qu’il traite de fou ? :o
    Non messieurs, c’est bien beau de parler de canards, mais quelqu’un qui oublie de parler de belettes lorsqu’une news est dédicacée à « vous savez qui » est incontestablement le vrai fou je vous le dis moi ! Surtout que le cri authentique n’est même pas ressorti durant la news… Imaginez un peu, des belettes zombies qui font coin coin en essayant d’imiter le canards, si ça ça fou pas le jetons, je suis prêt à kidnapper à mes risque et périls le Gucci d’Emma Watson !

  2. Irinalo dit :

    Pourtant il adore les belettes le canard.

  3. MissLynie dit :

    Je crois bien que city of the dead sorcerer est le projet qui m interresse le plus en ce moment ,
    Merci pour tous ces chapitres comme d habitude , bon courage :)

  4. Baba83 dit :

    merci pour les chapitres bon boulot :)
    bonne continuation

  5. Irinalo dit :

    La news était ma foi plutôt intéressante. Mais pourquoi pas des belettes à la place des canards ? o/

  6. Akenard dit :

    Merci pour ces chapitres !

  7. Eii dit :

    Excellente la news xD
    Merci pour ces chapitres !!

  8. Daiguren dit :

    Citronscotch aime donner des crampes de molette à ceux qui lisent pas les news :p

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